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Programme MIX-IT : Portrait de Rabih Nassrallah, Responsable maîtrise d’œuvre et intégration, au sein du pôle Patrimoine Payment Engine (service en charge des usines de paiements).

 

 

Quel est votre parcours professionnel ?

Je suis venu en France en 2001 pour poursuivre mes études et préparer un diplôme d’ingénieur en informatique à l’UTC (Université de Technologique de Compiègne). Puis à l’issu d’un Doctorat en réseau à l’UTT (Université de Technologique de Troyes), j’ai enseigné la programmation et les réseaux pendant 3 ans. De mémoire dans nos différents cursus d’ingénieur, il y avait 30% de femmes.

 

Quand et comment êtes-vous arrivé chez Transactis ?

J’ai intégré une société de services spécialisée dans les nouvelles technologies, qui m’a fait intervenir en 2017 sur le projet de mise en place d’un outil KYC (« Know Your Customer » – Connaissance Client) au sein de la Direction des Systèmes d’Information (DSI) de Société Générale. En 2010 le département risques de la DSI de Société Générale m’a recruté en tant que pilote de projet Systèmes d’Information, puis j’ai intégré le département paiements en 2014. J’ai rejoint Transactis dans le cadre de la construction de la plate-forme paiement mutualisée Société Générale Banque Postale pour occuper mon poste actuel.

 

Quelle est votre vision de la mixité au sein de Transactis ? Quelle place occupe les femmes sur votre périmètre ?

Je suis Responsable de 3 équipes de 68 personnes. Mes équipes interviennent sur des activités de maîtrise d’œuvre (projets, change et run), d’intégration technique et de tests d’intégration techniques et fonctionnels.

Le nombre de femmes n’a cessé d’augmenter dans l’équipe : de 3 en 2014 à 15 aujourd’hui. Les femmes représentent 22% de l’effectif global de mon pôle. Au niveau de nos 6 managers opérationnels, 3 sont des femmes talentueuses.

Cette augmentation est encourageante, mais nous devons continuer nos efforts pour attirer de nouveaux talents féminins sur la base de leurs compétences et à salaire égal bien entendu.

 

Selon vous, quelle serait la recette pour attirer de nouveau talents féminins dans votre équipe ?

A titre personnel, je trouve qu’il faut être attentifs dans notre contexte professionnel à ce que les femmes et les hommes soient traités de manière égale et notamment sur le plan des responsabilités et de la rémunération. C’est exactement ce que je mets en pratique au sein de mon équipe.

De plus, il faut toujours chercher à faire évoluer les femmes et les hommes. Cela passe notamment par des formations, par des projets intéressants et d’actualité. C’est un objectif atteignable dans le domaine des paiements qui est en évolution constante.

 

Quel est le défi majeur dans l’intégration des femmes dans vos équipes ?

Un des principaux défis dans notre métier est la résilience face au stress. L’activité bancaire que nous gérons est vitale pour nos clients. Par conséquent, les équipes sont exposées à des situations de stress en cas d’incident en production ou lors de la mise en place de projets majeurs. Au même titre que les hommes, nos managers femmes sont donc exposées à ce stress et le gère évidemment tout aussi bien.

 

Le mot de la fin

 La mixité dans mon équipe confirme que ce métier n’est pas seulement réservé aux hommes. Les managers, femmes ou hommes de mon équipe assument leurs responsabilités avec le même engagement et les managers femmes sont à des places stratégiques bien méritées. Elles exercent des métiers sous pression, font des astreintes et des interventions la nuit lorsque l’activité le nécessite.

 

Je ne suis pas féministe confirmé, j’aime bien l’équilibre, mais je crois que la mixité dans les équipes est un vrai atout !