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Programme Mix-IT : Portrait de Nadia Chorlet, Responsable du Pôle Automates, Fabrication Front Office

 

 

 

Quand et comment êtes-vous arrivée chez Transactis ?

J’ai un DESS informatique et réseaux de Paris VI. Je fais partie des pionnières, arrivée depuis le début de l’aventure de Transactis le 1er avril 2008. Nous étions 13 personnes de La Banque Postale pour construire le Front Office.

J’ai commencé en tant qu’ingénieur réseaux dans des sociétés de service CAP Gemini, ATOS qui m’ont permis de découvrir la monétique très tôt au moment de son essor. Je suis arrivée à l’informatique de la Poste en tant que consultante et j’y suis restée en tant que chef de projet automate bancaire. J’ai pu évoluer au sein de la Poste puis de La Banque Postale d’abord en tant que responsable d’équipe puis responsable de service.

 

Aujourd’hui quel regard portez-vous sur votre métier et sur le chemin parcouru ?

C’est toujours une belle aventure je ne regrette rien, j’en suis fière, je me reconnais dans les valeurs véhiculées par Transactis et j’espère avoir contribué à apporter des pierres à l’édifice.

Mon métier correspond bien à ma formation initiale.

Toute petite, j’étais fascinée par la conquête de l’espace puis par les débuts de l’informatique. C’était un secteur à forte expansion qui offrait beaucoup de débouchés. J’aurai pu changer de domaine, mais ce domaine a toujours été très diversifié et dynamique jusqu’à présent et également très concret et technique.

Chaque nouveau projet est un défi à réaliser.

 

Comment avez-vous évolué dans cet environnement masculin ?

J’ai très bien évolué dans cet environnement. Je n’ai jamais senti de différence de comportement, il y a toujours eu de la mixité même si nous, les femmes, étions en infériorité numérique. Il est vrai que le domaine des automates bancaires est un domaine encore plus technique que d’autres secteurs informatiques car il fait appel à des compétences matérielles pour installer, manipuler et mettre à jour les GAB.

Les crises nous apprennent énormément à nous adapter à la situation et réagir vite, mettre en place une task force pour résoudre le problème, mobiliser les bonnes personnes pour analyser et trouver la solution. Ensuite, place au bilan dans une optique de process d’amélioration continue.

C’est avant tout un travail d’équipe.

Les défis, c’est mon carburant anti-coup de mou !

 

Comment est vécue la mixité au sein de Transactis, les rapports entre les hommes et les femmes ?

Ce n’est pas le rapport homme/femme qui est important, c’est la compétence des personnes et l’équipe que l’on forme et l’osmose entre les personnes qui comptent. La mixité n’est pas un sujet, cela le devient à partir du moment où l’on en parle. Il faut faire en sorte que les droits des femmes soient respectés : salaires, congés maternité … mais pas de clivage.

Chez Transactis les femmes sont assez bien représentées, notamment à des postes de responsables. On peut toujours rêver d’une société plus inclusive et solidaire mais il faut agir en amont sur l’orientation post-bac des filles.

L’orientation IT arrive peut-être trop tard aussi dans le cursus scolaire, manque de moyens informatiques dans les écoles, pas de cours informatique au niveau secondaire etc…et Il faudrait plus de vulgarisation dans les écoles.

Le fait qu’il y ait moins de femmes dans le domaine IT est une vision réductrice des informaticiens souvent assimilés à des geeks, des développeurs. Alors que les métiers du numérique sont multiples mais mal expliqués. Il y a un problème d’image.

 

Une devise ?

« Tous pour une, Une pour tous ! »