Article

Programme Mix-IT : Portrait de Diana Petrot, Experte Sécurités et Risques, Fabrication Front Office

 

 

Quand et comment êtes-vous arrivée chez Transactis ?

Je suis arrivée en mai 2018 chez Transactis.

Je viens d’un milieu modeste, j’ai eu la chance de pouvoir choisir ma voie moi-même, sans préjugés. J’ai volé de mes propres ailes à 19 ans : études et petits boulots.

J’ai fait des études scientifiques par intérêt, à l’université Pierre & Marie Curie. J’ai ensuite choisi les filières par affinité et en fonction des débouchés : un DEUG A « sciences pour l’ingénieur », licence & maîtrise EEA puis DESS d’électronique option Informatique industrielle.

Mon stage de fin d’études portait sur un logiciel GAB, chez NCR. J’ai pris goût à l’informatique, la monétique, la cryptographie et la satisfaction des clients, dont La Poste et Société Générale. J’y suis restée 10 ans.

J’ai ensuite intégré les services financiers de La Poste, en tant que responsable sécurité monétique. J’ai eu grand plaisir à travailler dans cette équipe sur les projets sécuritaires structurants du moment dans la monétique (sur les GAB et les cartes bancaires) et j’ai découvert le vaste domaine de la monétique et la lutte contre la fraude. C’est cette équipe qui a constitué la partie Front Office de Transactis.

Au bout de 4 ans, j’ai fait le choix de partir à Grenoble. J’y ai intégré une startup spécialisée dans les réseaux bayésiens et j’y ai lancé le tout premier logiciel de détection de fraude carte bancaire basé sur du calcul bayésien. On ne parlait pas encore de Machine Learning et Intelligence Artificielle. Cette startup a été rachetée par La Poste et je suis retournée vers la monétique et la sécurité, chez Transactis.

 

Aujourd’hui quel regard portez-vous sur votre métier et sur le chemin parcouru ?

Je suis heureuse et fière d’avoir fait partie de l’aventure des pionniers de l’informatique et d’avoir contribué au succès du GAB et de la carte bancaire – en toute sécurité.
Ce qui m’a attiré dans le domaine IT, c’est le contrôle de la machine par de simples lignes de code, le progrès et le gain de temps générés.

 

Comment avez-vous évolué dans cet environnement masculin ?

J’ai évolué très facilement dans ce milieu. Lors de mes études, nous étions 8 filles sur un amphithéâtre de 200. L’environnement était très masculin, mais cela n’a pas été un problème.
Au travail, je n’ai pas ressenti que l’environnement était spécialement masculin. L’informatique n’est pas exclusivement un métier d’hommes ou de femmes. Nos métiers s’exercent aussi bien par les femmes que par les hommes, ils se nourrissent des spécificités de chacun.
L’égalité femmes/hommes est un sujet qui m’est cher, mais je détesterais l’idée d’être embauchée selon des critères de sexe et non de compétence.

En ce sens, une discrimination positive me semble une mauvaise idée.
L’exemple, en revanche, est une bonne approche. Cela commence dès l’enfance, à la maison, à l’école … la société a déjà bien évolué, mais pas suffisamment pour assurer une parité dans les études et ensuite dans le travail.
Il faut montrer que les métiers de l’informatique et des sciences en général ont plusieurs visages et ne sont pas réservés aux hommes, et laisser les filles comme les garçons choisir leur voie sans contrainte.

 

Comment est vécue la mixité au sein de Transactis, les rapports entre les hommes et les femmes ?
La mixité est déjà très riche chez Transactis, à tous les niveaux : genre, âge, origine… l’ambiance est bonne de façon générale. Je n’ai pas l’impression qu’il manque des femmes, il y en a même plus que la moyenne dans ce type de services.

 

Une devise ?

« Aide-toi, le ciel t’aidera. »